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Marie remplit le monde
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Athanase et Cyrille d'Alexandrie, la Théotokos

Saint Cyrille d'Alexandrie. Wikimedia cc

Saint Athanase d'Alexandrie.

Saint Athanase d'Alexandrie. Wikimedia CC

 

Alexandrie, c’est la ville de saint Athanase et de saint Cyrille. Deux évêques, qui ont laissé un grand héritage à l’Egypte et à toute l'Eglise, on les appelle "pères de l'Eglise".

Dans les premiers siècles à Alexandrie, on se réfère beaucoup à l’évangile de saint Jean, et on envisage le moment où le Verbe s’est fait chair : il était Dieu, il est venu chez les hommes.

La valeur de l’école d’Alexandrie est de rendre compte de l’unité du Christ, et  Marie est Théotokos (= Mère de Dieu).

 

Athanase d’Alexandrie

 

Le sens de l'Incarnation :

Saint Athanase († 373), évêque d’Alexandrie, explique aux gens de son temps ce qui s’est passé à Nazareth : l’Incarnation.

 

Il pose la question :

« Et pourquoi donc Dieu aurait-il fait les hommes, s’il n’avait voulu être connu par eux ? » [1]

Il constate :

Mais les hommes « se souillèrent » et « se sont forgé d’autres dieux. » [1]

Il comprend l’événement de l’Incarnation :

Dieu « vint en homme parmi les hommes », « afin que partout où les hommes étaient attirés, il les ramène et leur enseigne son véritable Père », « afin de centrer les hommes sur Lui-même », « par ses oeuvres il les persuaderait qu’il n’est pas un homme seulement, mais Dieu, Verbe et Sagesse du Dieu véritable. » [1]

 

Athanase participe au concile de Nicée :

La grande méditation du concile de Nicée pourrait être résumée par cette réponse de Jésus à Philippe : « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jn 14,9) : Jésus est le visage humain de Dieu !

 

Tandis qu’Arius enseigne que Jésus n’est pas Dieu, mais la première Créature de Dieu, saint Athanase dit que Jésus est Dieu, il est de même nature que le Père.

 

Le concile de Nicée affirme la foi en « un seul Seigneur Jésus-Christ, le fils unique de Dieu, c’est-à-dire de même nature (substance) que le Père, il est Dieu né de Dieu, Lumière né de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père. »

 

Le Christ est donc vraiment homme et vraiment Dieu. Comme tel, il nous a vraiment sauvé: « Pour nous les hommes et pour notre salut, il se fit homme. »

 

Athanase, qui participa au Concile de Nicée, dira :

« Si le Fils était une créature, l’homme resterait simplement mortel, sans être uni à Dieu. […] L’homme ne pouvait pas être divinisé en restant uni à une créature, si le Fils n’était pas vrai Dieu. » [2]

 

Jésus est le fils unique de Marie :

« Si en effet elle avait eu un autre fils, le Sauveur [au calvaire] en aurait tenu compte, sans devoir confier la mère à d’autres. » [3]

 

Athanase voit en Marie un exemple pour les vierges :

« Marie persévéra toujours en sa virginité comme étant celle qui avait engendré le Seigneur et pour être un exemple pour chacun. En conséquence, si une femme désire rester vierge et épouse du Christ, elle peut prendre en considération la vie de Marie et l’imiter […].

Paul a probablement connu la vie de Marie, s’il est vrai qu’il a pris en elle son modèle pour étendre la doctrine de la virginité. Voyez ce qu’il écrivit aux Corinthiens :

"En ce qui concerne les vierges, je n’ai pas de commandement du Seigneur, mais je donne un conseil comme quelqu’un qui a obtenu miséricorde du Seigneur et qui mérite confiance." (1 Cor 7,25). » [4]

 

[1] Cf. Saint Athanase, De Incarnatione, 15,2 à 16,5 dans Sources chrétiennes 199, Cerf, Paris 1973, p. 319-323.

[2] Saint Athanase d’Alexandrie, 2° Discours contre les ariens, 69 e 70: PG 26,293a e 296a.

[3] Saint Athanase, Sur la virginité; CSCO 151, 58-62

[4] Saint Athanase d’Alexandrie, Sur la virginité, CSCO 151, 58-62

 

Cyrille d’Alexandrie

Un peu plus tard, un autre débat est suscité par Nestorius. Pour le comprendre, il faut percevoir le contexte général.

 

L’école d’Alexandrie dans le contexte de son temps

  • L’école d’Alexandrie, fondée par Origène, est célèbre par Athanase († 373), qui participa au concile de Nicée et par Cyrille d’Alexandrie († 444), qui participa au concile d’Ephèse.

  • Il y a aussi l’école d’Edesse en Syrie avec Ephrem († 373).

  • Les Églises de l’Asie mineure sont célèbres par les trois Cappadociens, Basile, Grégoire de Nysse et Grégoire de Naziance.

  • Il y a aussi l’Église de la Palestine avec Origène, l’historien Eusèbe, Cyrille de Jérusalem († 387) et Epiphane de Salamine († 403).

  • Il y a encore l’Église d’Antioche avec Jean Chrysostome († 407).

 

L’école d’Alexandrie et l’école d’Antioche

A Alexandrie, on se réfère beaucoup à l’évangile de saint Jean, et on envisage le moment où le Verbe s’est fait chair. Lui qui est Dieu, il est venu habiter parmi nous. La valeur de l’école d’Alexandrie est de rendre compte de l’unité du Christ - donc Marie est Théotokos (ce sera le schème qui prévaudra au concile d’Ephèse). Mais les alexandrins ont du mal à trouver le langage adéquat pour rendre compte de la distinction des natures après l’union.

 

A Antioche, on se réfère beaucoup aux évangiles synoptiques (= Matthieu, Marc, Luc), et on considère l’homme Jésus en tant qu’il est le « parfaitement Dieu » et le « parfaitement homme » (ce sera le schème représentatif du Concile de Chalcédoine). Mais l’école d’Antioche aime le langage des deux natures au risque de poser deux sujets (Nestorius).

 

La formule d'union de saint Cyrille d'Alexandrie

C’est dans ce contexte que prend toute sa valeur la formule d'union de saint Cyrille d'Alexandrie (433), au concile d’Ephèse dont voici un extrait :

« Nous affirmons un Christ, un Fils, un Seigneur.

En raison de cette union sans confusion, nous confessons la sainte Vierge Mère de Dieu, parce que le Dieu Verbe s'est incarné et s'est fait homme, et que, dès l'instant de sa conception, il s'est uni le temple qu'il avait pris d'elle. »

 


Françoise Breynaert

 

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