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Marie remplit le monde
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Jérusalem: le tombeau de Marie et son Assomption

Tombeau de Marie, Jérusalem

Tombeau de Marie, Jérusalem © F. Breynaert

La correspondance entre les fouilles et les textes anciens "Transitus Mariae" indiquent qu'il y a eu à Gethsémani un culte judéo-chrétien relié à la fin de la vie terrestre de Marie, et ceci avant le concile de Nicée.

 

Le "Tombeau de la Vierge" est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi "l’église de l’Assomption". La tombe de la Vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.

Le Nouveau Testament ne dit rien de la mort de Marie. C’est le Transitus Mariae, un ouvrage anonyme datant du 2° ou du 3° siècle, qui mentionne son enterrement dans une grotte de la vallée de Jehosaphat.

L’histoire du christianisme se présente entrelacée d’évènements mystérieux, transcendants, mais qui sont réellement arrivés. Ils sont connus par des documents littéraires et archéologiques.

Pia COMPAGNONI, La tombe de Marie,

dans « La terre sainte », N° 589 (72° année), mai-juin 2007, p. 48-49

 

Les textes anciens parlent du tombeau de Marie

Ce sont les évangiles apocryphes, relatant l’Assomption de Marie, qui sont les sources les plus anciennes parlant de la tombe de Marie.

Pour simplifier, ces évangiles apocryphes disent que Marie, la Mère de Jésus, est morte à Jérusalem, près du Cénacle, dans le lieu où se trouve l’actuelle Abbaye bénédictine de la Dormition. Les apôtres portèrent Marie près de Gethsémani et la déposèrent dans un sépulcre. Trois jours après, les anges la transportèrent au ciel.

 

Pia COMPAGNONI, La tombe de Marie,

dans « La terre sainte », N° 589 (72° année), mai-juin 2007, p. 48-49

 

Les découvertes conjointes de l’archéologie

A partir des textes anciens, le père Michel Piccirillo, archéologue, dégage les précisions suivantes : la tombe de Marie, près de la grotte de Gethsémani, se trouve dans un ensemble complexe de sépultures en trois grottes ; le corps de la Mère de Jésus fut enterré dans la chambre la plus à l’intérieur, sur un banc creusé dans la partie Est. Or, le père Bellarmino Bagatti a fait enlever la dalle de marbre qui recouvrait ce banc. Maintenant il est encore possible de voir le lit funèbre, jadis creusé par les pèlerins qui en prélevaient des reliques.

Pia COMPAGNONI, La tombe de Marie,

dans « La terre sainte », N° 589 (72° année), mai-juin 2007, p. 48-49

 

Historique du sanctuaire

L’existence d’une église est attestée par des auteurs de la fin du 6e siècle. L’église est probablement détruite par les Perses en 614, et reconstruite par la suite puisqu’elle est décrite par Arculfe en 670.

Les Croisés trouvent les ruines laissées par le calife Al-Hakim en 1009. En 1130, les Bénédictins reconstruisent une double église, à l’emplacement probable de l’église byzantine.

En 1187, Saladin détruit partiellement l’église. Celle-ci est restaurée par les Franciscains au 14° siècle, puis reconstruite par l’Eglise grecque orthodoxe en 1757. La façade et l’escalier monumental datent du début du 12e siècle. On voit aussi la tombe de la Reine Mélisende, morte en 1161, et la niche où sont enterrés d’autres membres de la famille de Baudouin II.  Le sol était recouvert d’une mosaïque dont il ne subsiste que quelques vestiges.

www.etudes-francaises.net/jerusalem/croisee_religieuse.htm

 

Les artistes ont développé les dimensions de ce mystère

Actuellement dans ce sanctuaire,

 

Une icône orientale représente la Dormition.

Un tableau occidental représente le moment de l’Assomption.

 

Une galerie de tableaux rappelle les principaux moments de la vie de Marie, une vie tout entière vécue dans la sainteté. La sainteté de Marie et sa très grande dignité de mère de Dieu (cf. l’Icône de la Théotokos devant le tombeau de Marie) lui ont valu de monter au ciel sans connaître la corruption du tombeau.

 

Une galerie d’icônes de saints situe l’Assomption dans le mystère de l’Eglise, et de toute l’humanité. Parmi ceux qui sont mort et qui sont au ciel, la Mère de Jésus « est déjà glorifiée corps et âme, [elle] représente et inaugure l'Eglise en son achèvement dans le siècle futur. » (Vatican II, LG 68). Pour nous qui sommes sur la terre, elle brille déjà comme un signe d'espérance assurée et de consolation. » (LG 68)

 


Françoise Breynaert

 

L'Assomption-Dormition : liturgies du monde

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