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Marie remplit le monde
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Notre Dame de l’ « Hortus conclusus »

Dans la région de Hébron, près du village de Urtâs, au fond d’une vallée qui ressemble à un jardin verdoyant contrastant avec l’aridité des collines environnantes, s’élève une gracieuse chapelle, Notre Dame de l’ « Hortus conclusus » (le jardin fermé). (1)

En 1894, Les sœurs de sainte Marie du jardin construisirent un couvent à Artas. Elles rappellent ce passage du Cantique des Cantiques attribué à la Vierge Marie :

« Tu es toute belle, mon amie, et il n’y a pas de tâche en toi… Tu es un jardin clos, ma sœur, mon épouse, un jardin clos, une fontaine scellée. » (Ct 4, 7-12).

 

C'est sans doute saint Rupert de Deutz (†1130), très proche des sources juives, qui parla le mieux du mystère de Marie "jardin clos" :

 

Saint Rupert de Deutz, et Marie "jardin clos"

« En descendant dans ton sein et en assumant ta chair, pour naître comme vrai homme, moi qui étais Dieu, je suis venu dans mon jardin… En descendant, je dis dans ton sein je suis devenu homme, je suis venu dans mon jardin. Qu’y a-t-il qui ne soit pas à moi ? En vérité, Moi, je suis le Verbe, par lequel toutes choses sont faites et sans moi rien n’est fait (cf. Jn 1,1-3)

Par moi a été planté ce jardin dont l’Ecriture dit "Le Seigneur Dieu a été planté un jardin de délices aux commencements" (Gn 2,8 vulgate) Et tu es l’autre jardin, le jardin fermé (Ct 4,12). Certes le premier homme ne pouvait pas dire "Je suis venu dans mon jardin." Ce premier homme je veux dire, duquel il est écrit "Le Seigneur Dieu prit l’homme et le mis dans le jardin des délices pour qu’il cultive et le garde" (Gn 2,15). Ce ne fut pas lui qui créa et planta le jardin, ni lui qui fut créé dans le jardin. Moi, au contraire, j’ai fait le jardin et dans le jardin je suis né. Autrement dit, j’ai fondé la cité et dans la cité je suis né, comme l’Ecriture dit : "Un homme est né en elle, et le Très haut l’a fondé" (Ps 86,5). » (2)

 

Rupert de Deutz associe l’image de la cité-Sion (Ps 86,5) à celle du jardin planté dans le Christ et où le Christ vient (Gn 2,8 ; Ct 4,12). Et cette cité-jardin, c’est Marie.

 

 

Marie est un jardin fermé, c’est une allusion à sa virginité.

Le Christ vient en son jardin, c’est à dire dans le sein de Marie, c’est une allusion à l’Incarnation.

 

Marie est située dans le dessein de Dieu créateur à travers la symbolique du jardin de la Genèse, et dans le plan de l’histoire du salut par la symbolique de la cité Sion . Et l’image de la cité Sion ouvre une perspective universelle car toutes les nations y viendront.

 

________________ 

(1) Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 1997, p. 530

(2) Commentaire du Cantique des Cantiques, Rupert de Deutz, CCLM 26, p. 94-96

(3) « De la cité un psaume dit : "Sion ma Mère, dira l’homme, et l’homme est né en elle, et le Très Haut lui a donné de solides fondations "(ps 86,5). Le Très Haut est certainement Dieu. Le Christ Dieu, avant qu’en cette cité il ne devienne homme en Marie, lui donna lui-même de solides fondations dans les patriarches et les prophètes. » (Saint Augustin, la Cité de Dieu, XVII,16)

(4) Sion, c’est-à-dire Marie en tant que mère de Jésus, est la mère de tous les peuples, même païens, elle est bâtie par le Christ selon la volonté du Père. Cf. Tertullien, adversus Marcionem 13,6.9

 

Françoise Breynaert

 

 

 

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