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Marie remplit le monde
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Copacabana : Marie, Pachamama

Origine

Copacabana est située près du lac Titicaca, en montagne.

Un Indien, Yupanqui, était doué pour la sculpture et aimait beaucoup la Vierge Marie. Il pria beaucoup et lui demanda la grâce de pouvoir faire une sculpture en son honneur.

Il sculpta une statue de Notre Dame, haute d’un mètre, en s’inspirant de sa culture indienne et des formes qui lui étaient familières : il représenta Marie sous les apparences d’une Nusta, c’est-à-dire d’une princesse inca. Elle attira les regards et elle était si aimée des Indiens qu’ils remplacèrent leur culte envers la « terre mère » par le culte envers sainte Marie, Pachamama, la Mère du Dieu homme. (3)

 

La Pachamama

La "Pacha Mama" qui signifie en quechua la Terre-Mère des hommes, des bêtes et des plantes, fut et est encore l'une des plus grandes divinités andines. Bien antérieure aux Incas, elle domine toutes les croyances et les religions naturistes de l'ancien Pérou, elle inspire tous les rites agraires. Elle est invoquée en tant que "patronne" de tout ce qui existe sur et sous la terre.

"Ainsi vos aïeux, en payant la contribution à la terre, Mama Pacha, ne faisaient rien d'autre que de reconnaître la bonté de Dieu et sa présence bienfaitrice qui leur accordait les aliments au moyen du terrain qu'ils cultivaient."

(Jean Paul II, homélie à Cuzco, le 3 février 1985)

 

Les Incas la représentaient par une conopa, une statuette richement costumée de petits habits finement tissés par les femmes, lui parlaient, lui servaient des mets amoureusement cuisinés. En juillet, sa purification avait lieu et en août, le peuple jeûnait, marchait tête basse, récitant des incantations. (1)

 

La Mère de Dieu et la Pachamama ou Terre-Mère.

 

En continuité avec la religion Inca

Concernant le culte inca de la « Terre-mère », les évangélisateurs ont toléré un certain syncrétisme (1).

Aujourd'hui encore, La Pacha Mama est partout fêtée dans les Andes le 3 Mai. Des prières sont dites dans les églises à « Santa Maria Pachamama ».

C'est une preuve du syncrétisme toléré, et même encouragé par l'église catholique depuis les débuts de la Conquête. Et on le comprend bien, le culte de la Pachamama reflète une attitude sacrale, celle de l'homme qui se reconnaît créature et le manifeste par des rites.

 

Cette continuité entre une religion naturelle et la religion chrétienne est normale. La Vierge Marie n’est pas étrangère à la création tout entière, à la nature. Dieu, lorsqu’il a créé, avait un but, l’Incarnation de son Fils, Dieu avait donc aussi prévu de toute éternité de donner une mère à son Fils. Marie est donc le but de création, sa cause finale, et ce qui la rend bonne. Et lorsqu'au deuxième siècle saint Irénée évangélisait la Gaule, il comparait Marie à la « Terre vierge », mère du Christ et notre mère. (4)

 

Différences par rapport à la religion inca

A la différence des Incas, les chrétiens ne marchandent pas, ne font pas de paiement à la « Terre mère », la prière est grâce et confiance. En outre, les rois ne sont pas divinisés comme c’était le cas chez les Incas.

 

- Le paysan andin ne saurait rien entreprendre sans rendre grâce à la Pacha Mama : il lui offre la tinka, ou "paiement à la terre" en lui versant quelques gouttes de chicha avec le doigt du milieu, ou en enterrant sous les fondations d'une nouvelle maison un fœtus de lama séché qui se vend sur tous les marchés indiens et qui remplace les sacrifices d'animaux qui lui étaient jadis consacrés (1). Ces rites peuvent se situer comme un remerciement envers la création et son Créateur. Mais ces rites peuvent aussi être vécus comme un marchandage pour capter les forces occultes et mettre la main sur la source de la vie.

Au contraire, la foi biblique a renoncé au marchandage, la foi biblique est une attitude d'Alliance. L'homme prie, mais il ne cherche pas à capter la puissance divine. La Vierge Marie, parce qu'elle est vierge, exprime par son impuissance qu'il est impossible d'acheter Dieu. Et Dieu élève les humbles, comble les affamés, fait miséricorde à ceux qui le craignent.

 

- Le système inca est un système de caste avec divinisation du chef suprême (2). Dans la Bible, le roi n'est jamais divinisé comme c'est le cas chez les incas. L'Alliance biblique a marqué une rupture avec le système égyptien où le pharaon était divinisé et une rupture avec le système féodal cananéen. L'Alliance biblique enseigne en effet que Dieu est le seul Roi, le roi terrestre n'est que son serviteur, imparfait.

 

Histoire du pèlerinage

Les Indiens viennent en pèlerinage, du Pérou et de la Bolivie.

 

Dans une autre partie du sanctuaire, un autel est dédié à Notre Dame de la chandelle (cf. Oruro).

 

La statue de notre Dame de Copacabana fut couronnée comme reine de la nation, le 2 août 1925.

Et le 4 novembre 1968, elle fut proclamée patronne de la flotte bolivienne.

On trouve des églises dédiées à Notre Dame de Copacabana à Lima, à Rio de Janeiro, à Panama, à Madrid, et à Rome. (3)

 

Visiteurs célèbres, message social

Saint Toribio de Mongrovejo (1538-1606, second archevêque de Lima) est le Patron de l’Episcopat latino-américain, il est considéré comme le « protecteur des indigènes » et le grand organisateur de l’Eglise en Amérique du Sud. il est souvent venu en pèlerinage à Copacabana pour demander la force de lutter contre les discriminations raciales, contre les abus du pouvoir civil, et pour la défense des droits de l’Eglise. (3)

 

Jean Paul II, est venu en mai 1988 et lui confia tout le peuple bolivien :

« Veille, Mère, avec une douceur particulière sur les familles rurales, qui souffrent de la pauvreté, veille sur les maisons des mineurs, et sur les réfugiés, sur ceux qui n’ont ni pain ni travail, les plus pauvres et les plus abandonnés, afin qu’ils expérimentent ton réconfort et la solidarité des autres. »

Jean Paul II fit encore mémoire de Copacabana dans l’angélus du 29 mars 1992 à Rome.

 

Fête : 3 mai

 

____________

(1) www.dduguay.club.fr/dico_incas_P.htm

(2) www.abc-latina.com/civilisations/Inca.htm

(3) Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 1997, p. 885-891

(4) Irénée de Lyon, Contres les hérésies, III 18,7 I

 

En lien avec l'histoire biblique

Et en lien avec la tradition de l'Eglise

Notre Dame de Copacabana est aussi vénérée à :

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