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Marie dans le Judaïsme, l'Islam et les autres religions
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Qui sont les pharisiens ?

Que savons-nous des pharisiens antérieurs à la destruction de Jérusalem en 70 ?

Nous disposons de trois sources de renseignements :

 

  • Les récits historiques de Flavius Josephe,
  • Le Nouveau Testament,
  • Les traditions rabbiniques.

 

Josèphe nous apprend que plus de six mille pharisiens refusèrent de prêter serment de loyauté à César et au roi Hérode. Ces pharisiens dirigeaient les femmes de la cour d'Hérode. Et, à la cour, la femme de Phéroras paya l'amende à leur place. Ensuite, les pharisiens prédirent que le trône d'Hérode lui serait bientôt arraché et que le pouvoir royal lui serait confié, à elle et à Phéroras. (Josèphe, Antiquités juives 17, 41-44)[1].

 

Les Evangiles nous parlent des pharisiens et de leurs préoccupations : l'observance du Shabbat, la consécration d'objets au Temple, le paiement de la dîme sur les plus petites choses. Ils discutent du caractère du Fils de l'homme, des signes authentifiant le Messie, des relations avec le gouvernement romain, de la résurrection des morts, de la valeur relative des différents commandements, des jeûnes[2].

 

Les traditions rabbiniques sur les pharisiens portent intérêt aux problèmes internes du parti lui-même.

Les premières discussions partisanes tournent autour de la relation de Shammaï et de sa Maison avec Hillel et sa Maison.

Par contraste avec les descriptions de Josèphe, il n'est pas question des Romains[3].

Si nous avions à nous faire une image du judaïsme palestinien du 1° siècle en nous appuyant uniquement sur ces textes rabbiniques, nous ne pourrions savoir que le Messie en était un élément important.[4]

 

Les pharisiens continuaient de vivre dans la société ordinaire.


Certains sympathisants formaient des fraternités « haburah » : ils tenaient à manger leur nourriture profane en état de pureté lévitique rigoureuse. A table, ils voulaient être semblables aux prêtres du Temple à l'autel. Ils ne prenaient leur repas qu'avec ceux qui suivaient la loi telle qu'ils la concevaient. Ils se séparaient ainsi de l'homme du commun mais en continuant d'habiter les villes et les bourgs, ils gardaient la possibilité d'entraîner les autres par leur exemple.

 

Les pharisiens lisaient l'Ecriture avec la tradition orale, c'est-à-dire soit avec des anciennes traditions qu'ils rattachaient à Moïse soit avec des méthodes particulières d'exégèse et d'enseignement[5].

 


[1] Jacob Neusner, Le judaïsme à l'aube du christianisme, Cerf, Paris 1986, p. 76-77

[2] Ibid., p. 85

[3] Ibid., p. 83-84

[4] Ibid., p. 82-83

[5] Ibid., p. 36-37

Jacob Neusner, (auteur juif)


 

N.B. J. Neussner laisse entrevoir deux courants chez les pharisiens:

- Un courant qui se retrouvera à Jamnia[6] est tel que J. Neusner constate : « en nous appuyant uniquement sur ces textes rabbiniques, nous ne pourrions savoir que le Messie en était un élément important »[7], parce que dans ce courant, le Messie ou Rédempteur personnel n'était pas un élément important, l'important était que le peuple accomplisse la loi.

- Un autre courant ouvert à un messie ou Rédempteur personnel, tel que les récits de Josèphe ou des Evangiles le laissent entrevoir : Josèphe montre une espérance messianique qui se focalise sur Phéroras et son mari, à la cour d'Hérode[8]. L'Evangile montre une espérance messianique qui s'interroge devant Jésus.

Une étude plus approfondie sur les traditions midrashiques mettra cela mieux en évidence.

 


[6] Jamnia = Yabné, est une ville qui se situait au sud de l'actuelle ville de Tel Aviv. Les sages juifs s'y réfugièrent pendant la première guerre contre Rome (66-70). Après la guerre, c'est la capitale du gouvernement des sages et lieu où Yohanan ben Zakkaï, leader des sages d'après 70, passa ses dernières années.

[7] Jacob Neusner, Le judaïsme à l'aube du christianisme, Cerf, Paris 1986, p. 85

[8] Flavius Josèphe, Antiquités juives 17, 41-44

 

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