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Marie dans le Judaïsme, l'Islam et les autres religions
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La chute du Temple en 70, par Jacob Neusner (auteur juif)

Jérusalem, le Kotel

Jérusalem, le Kotel en 2010 (c'est le mur qui soutient l'esplanade où était construit le temple avant l'an 70).

Après la chute du Temple en l'an 70, la plupart des Juifs étaient traumatisée et se demandaient quelles seraient les conséquences de ce désastre national. Ils s'inquiétaient de l'avenir et vivaient dans l'espoir d'un rapide retournement de la situation. Yohanan ben Zakkaï, lui, mit en place un programme et une politique valables pour la période intermédiaire de l'attente[1].

 

Le Temple, détruit dans une guerre menée pour Dieu

Le Temple a été détruit à cause d'une guerre menée avec courage et bravoure même si elle était désespérée, une guerre engagée non pour la gloire d'un roi ou pour l'agrandissement du pays, mais dans l'espoir que le succès permettrait de soustraire la Terre Sainte à une nation païenne : c'était là son motif déclaré.

On avait combattu explicitement pour l'amour de Dieu et en son nom.

La lutte avait suscité des prophètes et des saints, des leaders que le peuple n'avait ni tués ni lapidés, mais qu'il avait au contraire courageusement suivi même après avoir perdu tout espoir de succès. [...] Les habitants de Jérusalem avaient combattu avec un courage étonnant contre des forces incroyablement supérieures.

Cependant, parce qu'ils avaient perdu, les générations suivantes se mirent en quête de leurs péchés. Car on ne parvenait pas que le Dieu tout puissant aurait pu permettre sans raison la destruction du temple.[2]

 

Le Temple, détruit dans une guerre insensée

Flavius Josèphe, général juif passé aux Romains, s'exprime ainsi dans son ouvrage « La guerre juive » : « Je pense qu'il est du devoir des habitants de la terre sainte de s'en remettre en tout aux mains de Dieu et de ne regarder qu'avec mépris le secours de mains humaines, à moins que ce ne soit pour se concilier l'arbitre d'en haut ». Et plus loin, il rapporte que Titus s'adressa ainsi aux vaincus :

« Sans prêter la moindre attention à notre force et à votre faiblesse, par votre fureur irréfléchie et votre folie, vous avez perdu votre peuple, votre cité et votre Temple. [...] Nous vous avions permis de rester dans votre pays, de garder des rois de votre propre sang ; nous avions maintenu les lois de vos ancêtres et nous vous avions autorisés [...] à vivre comme vous l'entendiez. »[3]

 

Le Temple, détruit par punition d'avoir rejeté Jésus-Christ

Après la destruction du Temple, la communauté chrétienne se mit à penser que la punition finale était enfin tombée sur le peuple qui avait rejeté Jésus-Christ.

C'est ce point de vue que l'on trouve perpétré chez Eusèbe : « Ceux qui croyaient au Christ émigrèrent de Jérusalem, de sorte que quand tous les saints eurent quitté la capitale royale des juifs [...] le jugement de Dieu put enfin s'abattre sur ceux-ci à cause des crimes commis contre le Christ et ses apôtres. » [4]

[ndlr : telle n'est pas l'opinion catholique : lire l'article : "Qui a crucifié le Christ ?"]

 

La catastrophe de 70 : résultat de l'incapacité naturelle de l'homme à accomplir la volonté divine

Pour l'auteur (ou l'éditeur) de l'apocalypse d'Esdras (2 Es 3-14), la destruction du Temple est le résultat de l'incapacité naturelle de l'homme à accomplir la volonté divine. Ainsi, il implorait le pardon et mettait tout son espoir dans la venue d'une époque renouvelée et dans la promesse d'un jour nouveau où le cœur de l'homme serait à la hauteur du désir de son esprit de réaliser ce que Dieu lui demandait. [5]

 

La réaction de rabban Yohanan ben Zakkaï

Rabban Yohanan n'offrait aucun espoir de rédemption rapide mais bien plutôt une promesse conditionnelle : tout comme la punition suit sûrement le péché, ainsi la rédemption suivra-t-elle le repentir[6] :

« Vous avez refusé de réparer les routes les rues qui conduisaient au Temple. Et voici maintenant que vous avez à réparer les postes et les stations des routes et des cités impériales. [...] Parce que vous n'avez pas servi le Seigneur dans l'abondance de vos biens, voici que vous le servirez dans le dénuement total. »

(Mekhita de rabbi Ishmaël 2, 193-194)

 

« - Quel malheur pour nous, s'écria rabbi Josué, que ce lieu, celui où se faisait l'expiation des péchés d'Israël, soit laissé désert.

- Mon fils, lui répondit Yohanan, ne sois pas triste. Nous avons un autre moyen d'expiation, tout aussi efficace que celui-là. Quoi donc ? Les actes de bonté, ainsi qu'il est écrit : car je désire la miséricorde et non le sacrifice (Os 6, 6) »

(Abot de rabbi Nathan, A, chap 4)

 

Rabbi Akiba et la révolte de Bar Kokhba

Rabbi Akiba, persuadé que Ben Koziba (Bar Kokhba) était le Messie, éprouva de l'impatience. Il pressa ses disciples de se rebeller une fois encore. Ce faisant, il ne faisait que traduire son manque de courage et son incapacité à attendre [...] courant au devant d'un désastre encore plus grave que le précédent.[7]

 

Conclusion

Si nous estimons à sa juste valeur la puissance de force d'émotion qui émanait du Temple, nous pouvons comprendre quelle révolution constituait la simple déclaration, si longue à venir, qu'avec la destruction de celui-ci, le royaume du sacré s'étendait aux dimensions du monde. [...] Si quelqu'un veut faire quelque chose pour Dieu en un temps où le Temple n'existe plus, qu'il apporte la miséricordieuse offrande d'un cœur oublieux de lui-même.[8]

 


[1] Jacob Neusner, Le judaïsme à l'aube du christianisme, Cerf, Paris 1986, p. 140-141

[2] Jacob Neusner, Ibid., p. 22-23

[3] Jacob Neusner, Ibid., p. 142

[4] Jacob Neusner, ibid., p. 143

[5] Jacob Neusner, ibid., p. 144

[6] Jacob Neusner, ibid., p. 146-152

[7] Jacob Neusner, ibid., p. 149

[8] Jacob Neusner, ibid., p. 155

Jacob Neusner (auteur juif)

 

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