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Panorama de la vie de Marie
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Marie et l’Eucharistie (Montfort)

Fra Angelico, Institution de l'Eucharistie

Fra Angelico, Institution de l'Eucharistie (et communion de Ste Marie), Fresque de la cellule 35. 186x234cm. vers 1441-1442. Musée San Marco Florence, Wikimedia Public domain

En résumé, l'idée principale de saint Louis-Marie de Montfort est, pour l'âme fidèle : « si elle reçoit Jésus par la communion, elle le mettra en Marie pour s'y complaire » (Le Secret de Marie 47).

Dans ces simples mots, il y a, comme nous le verrons, une profonde compréhension du mystère pascal dans lequel nous sommes invités à mourir et à  ressusciter, et une profonde compréhension de l'union des cœurs et de l'unité que nous sommes appelés à vivre, en Dieu.

Quant au rôle de Marie (sa médiation), il est fondé sur sa foi et son union au Christ.

 

Marie et l'Eucharistie, une médiation spirituelle

Ce que dit saint Louis Marie de Montfort :

« Ainsi partout où est Jésus, au ciel ou en terre, dans nos tabernacles ou dans nos cœurs, il est vrai de dire qu'il y est le fruit et le rapport de Marie, que Marie seule est l'arbre de vie, et que Jésus seul en est le fruit. Quiconque donc veut avoir ce fruit admirable dans son cœur doit avoir l'arbre qui le produit : qui veut avoir Jésus doit avoir Marie. »

(Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse éternelle § 204)

 

Il y a dans ses lignes l'affirmation d'une médiation spirituelle de Marie, il faut avoir Marie pour avoir Jésus dans le cœur. La finale du Traité reprend ce thème :

 

« Vous direz au Fils: Domine, non sum dignus, etc., que vous n'êtes pas digne de le recevoir à cause de vos paroles inutiles et mauvaises et votre infidélité en son service ; mais cependant que vous le priez d'avoir pitié de vous parce que vous l'introduirez dans la maison de sa propre Mère et de la vôtre, et que vous ne le laisserez point aller qu'il ne soit venu loger chez elle: Tenui eum, nec dimittam, donec introducam illum in domum matris meae, et in cubiculum genitrix meae [Cantique des Cantiques 3,4].

Vous le prierez de se lever et de venir dans le lieu de son repos et dans l'arche de sa sanctification: Surge, Domine, in requiem tuam, tu et arca santificationis tuae. [Ps 132 (131), 8]

[Vous lui direz] que vous ne mettez aucunement votre confiance dans vos mérites, votre force et vos préparations, comme Esaü, mais dans celles de Marie, votre chère Mère, comme le petit Jacob dans les soins de Rébecca [Genèse 27] ; que, tout pécheur et Esaü que vous êtes, vous osez vous approcher de sa sainteté, appuyé et orné des mérites et vertus de sa sainte Mère. »

(Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion § 268)

 

Dans le Cantique 134, saint Louis-Marie de Montfort demande à Marie de nous préparer recevoir l'Eucharistie :

 

 

Répandez, ô Mère admirable,

dans nos cœurs toutes vos vertus,

afin que le très doux Jésus

y fasse un séjour agréable.

Répandez votre amour en nous,

afin d'aimer votre cher Fils par vous. (C 134,12)

 

Marie supplée à ce qui manque à l'amour du fidèle :

 

O Jésus, votre sainte Mère

Est notre parfait supplément,

Venez donc en nous promptement

Pour nous unir à votre Père,

Ou plutôt venez dans son Cœur

Qui suppléera notre peu de ferveur. (C 134,13)

 

Selon Montfort, l'amour du Christ pour Marie l'incita à inventer l'Eucharistie pour la consoler après l'Ascension, le cœur de Marie est lui aussi rempli d'amour, il est un « incendie, un buisson ardent tout en feu » (C 134,7), et les deux cœurs sont totalement unis :

 

L'amour semble, en ce grand mystère

De leurs cœurs n'en faire qu'un ;

entre eux deux tout devient commun,

Car le Fils est tout dans sa Mère.

Dans la mère on n'aperçoit plus

Que son cher Fils, que son amour, Jésus. (C 134,8)

 

L'Eclairage de la tradition théologique

1) La médiation de Marie est fondée sur sa foi. A Cana, elle croit au Christ avant les autres ; à la croix, elle est debout, debout dans la foi. « Par la foi, la Mère participe à la mort de son Fils, à sa mort rédemptrice; mais, à la différence de celle des disciples qui s'enfuyaient, sa foi était beaucoup plus éclairée. » [1]

 

2) La foi de l'Eglise supplée : sur la base d'une doctrine remontant à S. Augustin, le magistère enseigne depuis le XV° siècle que le ministre des sacrements agit comme instrument du Christ quand « avec la matière et la forme prescrite, il a l'intention de faire ce que fait l'Eglise » [2].

S. Thomas précise que « la foi de cette Église, c'est la foi formée, car telle est celle que l'on rencontre chez ceux qui sont de l'Église par le nombre et par le mérite. » [3]

 

3) S. Thomas s'intéressait aux conditions de validité des sacrements dans l'attitude du ministre. Mais les outils de réflexions qu'il a mis en place permettent une application pour la vie spirituelle de tous les fidèles : Marie dont la foi est formée et qui est riche de mérites [4] supplée à nos manques d'attention, nos manques de "cœur". [5]

Ainsi, ce qui est requis de la part du fidèle pour vivre le sacrement c'est d'avoir l'intention de vivre ce que Marie a vécu.

D'ailleurs, saint Thomas d'Aquin commente le rôle de Marie dans l'évangile de Cana : «c'est par son intercession que nous sommes unis au Christ par la grâce : "En moi est toute espérance de vie et de force" (Si 24,25)»[6] Ce rôle est particulièrement vrai dans notre union eucharistique.

 

La communion eucharistique et le mystère pascal

Saint Louis-Marie de Montfort, dans la Règle primitive de la Sagesse (RS) donne au sujet de la communion les conseils suivants :

 

« Ne communiez pas pour avoir les goûts spirituels qui accompagnent cette divine action ; mais pour y sacrifier toutes choses à Jésus crucifié et anéanti.»

(RS 155)

« Appliquez-vous, dans la confession, beaucoup plus à vous exciter à la contrition qu'à rechercher vos péchés, et, dans la communion, plaisez plus dans la haine* et l'anéantissement de vous-même, que dans les douceurs intérieures, les lumières et le repos sensible de l'âme.» (RS 159)

* L'expression "haine de soi" reprend l'Evangile de Jean (Jn 12, 25) qui reflète le langage hébreu dans lequel il n'y a pas de comparatif : on dit donc "se hair" pour dire "préférer Dieu".

 

La communion "par Marie" fait littéralement partie de ce sacrifice de soi-même qui constitue la participation au sacrifice du Christ par la communion, c'est moins une destruction mais une Pâque, un passage vers les dispositions de Marie et par Marie à la vie d'union à Dieu :

 

« Tâchez de communier toujours par la Sainte Vierge, renonçant à vos propres dispositions, et vous revêtant de celles de la Sainte Vierge, quoique inconnues, et faisant encore reposer Jésus-Christ dans son sein virginal, en esprit et en vérité. » (RS 158)

 

L'Eucharistie et Marie, union des coeurs et unité

L'arbre de vie "croîtra si haut que les oiseaux du ciel y habiteront" (SM 78), c'est-à-dire qu'il édifiera l'Eglise en attirant d'autres personnes ; Jésus sera formé en la plénitude de son âge (SM 67), et sa plénitude, c'est le corps ecclésial.

 

Le rôle de Marie est d'autant plus lumineux que l'on fixe le regard vers la divinisation de l'humanité.

Toute l'humanité est appelée à devenir une, non pas d'une unité quelconque mais d'une unité reçue de l'unité divine, par son Oui donné à Dieu, à Jésus qui mourut pour l'unité des fils de Dieu dispersés (Jn 11,51), unité dans la nouvelle Jérusalem et le nouveau temple, Marie et Jésus. [7]

 

Or l'unité de l'humanité se réalise progressivement, d'abord par la rencontre et la communion deux à deux [8]. La communion de chacun à Marie est donc le premier maillon ou le germe de l'humanité rassemblée en Dieu.

 


[1] JEAN PAUL II, Lettre encyclique La mère du Rédempteur, n° 18

[2] DS 262 repris par le concile de Trente DS 1611

[3] St THOMAS d'AQUIN, Somme Théologique, II-II Qu.1 a. 9 ad 3

[4] Pour la théologie du mérite, Cf. St THOMAS d'AQUIN Somme Théologique, I-II Qu.114 a. 6

[5] St THOMAS d'AQUIN, Somme Théologique, III Qu.64 a. 8

[6] St THOMAS d'AQUIN Super Ioan., cap.2, lect 1, n° 343

[7] A.SERRA Contribuiti dell'antica letteratura giudaica per l'esegesi di Jn 2,1-12 e 19,25-27,Maria a Cana e presso la Croce... op. cit. p. 94-103 ; A.SERRA, Maria, Segno operante di unità dei dispersi figli di Dio (Jn 11,52), op. cit. p. 285-321. ed. Herder, Roma 1977, p. 303-429 ; A.SERRA

[8] M.NEDONCELLE, La réciprocité des consciences, , Aubier, Paris 1942, p. 27


Françoise BREYNAERT

Extraits de : Françoise BREYNAERT,

L'arbre de vie, symbole central de la spiritualité de Saint Louis-Marie de Montfort,

éditions Paroles et silence 2006., p. 295-305

 

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