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Panorama de la vie de Marie
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Les martyrs, disciples du Crucifié

Le comportement de ceux qui ont subi le martyre a certainement contribué à faire comprendre ce que signifiait leur foi, tant pour les chrétiens que pour les païens.

 

Un combat spirituel, une victoire, la couronne de vie.

Le martyre de Polycarpe est décrit comme un « combat »[1] et il convient de s’y entraîner. C’est pourquoi le récit des martyres est un genre littéraire important dans l’Eglise primitive, pour « entraîner et préparer »[2] ceux mèneront ce combat à l’avenir.

L'exemple de la femme qui enfante face à l'adversité de Satan (Ap 12, 3-4) avant que ce dernier n'aille combattre le reste de ses enfants (Ap 12, 17) est une exhortation : on peut lui donner un sens communautaire ou marial : chacun est encouragé par le témoignage communautaire, chacun est encouragé par le témoignage de Marie pendant la passion de Jésus.

 

Si le martyre est un combat, il y a une victoire, une récompense, la couronne de vie.

« Ne crains pas les souffrances qui t'attendent: voici, le Diable va jeter des vôtres en prison pour vous tenter, et vous aurez dix jours d'épreuve. Reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: le vainqueur n'a rien à craindre de la seconde mort. » (Ap  2, 10-11)

 

La victoire des autres fils de la femme que sont les martyrs (Ap 12, 11) n'est pas pour eux seulement, comme dans un nouvel Exode, ils chantent le cantique de l'Agneau et conduisent les nations à se prosterner devant Dieu (Ap 15, 3-4), et à entrer comme eux dans la Jérusalem nouvelle (Ap 21).

 

Une œuvre bonne pour le monde.

« Pour regarder prier les chrétiens, les païens devaient d’ordinaire se rendre à une réunion de chrétiens. Le martyr, lui, était un spectacle de dévotion sur une arène organisée par l’Etat. Il prouvait au public, de façon vivante et concrète et à une large échelle que certains chrétiens au moins étaient prêts à payer n’importe quel prix pour rester les adeptes fidèles de Jésus»[3]

 

Le livre de l’Apocalypse montre deux témoins, « revêtus de sacs » (Ap 11, 3), autrement dit, ils prêchent la pénitence, le repentir, la conversion[4]. Ils sont tués par la bête, ce qui veut dire qu’ils meurent martyrs. Après trois jours et demi, « Dieu leur infusa un souffle de vie qui les remit sur pieds, au grand effroi de ceux qui les regardaient. » (Ap 11, 11). Ce récit ne signifie pas que les nations doivent voir la résurrection matérielle des martyrs chrétiens avant d’être convaincus de la vérité de leur témoignage, mais qu’elles doivent s’apercevoir que les martyrs participent au triomphe du Christ sur la mort.[5]

 

Un tremblement de terre fait crouler un dixième de la ville et fait périr 7000 personnes, c’est un jugement qui peut être qualifié de salvifique : dans l’Ancien Testament, un dixième (Is 6, 13 ; Amos 5, 3) ou sept mille personnes (1R 19, 18) constituent le reste épargné, tandis que le jugement balaye la majorité. Jean renverse cette estimation : le « reste » est constitué par les neuf dixièmes.

 

Et voici la conclusion : « Les survivants, saisis d'effroi, rendirent gloire au Dieu du ciel. » (Ap 11, 13). Les deux témoins, c’est-à-dire les martyrs, ont obtenu ce que les avertissements des sept sceaux et des sept trompètes n’avaient pas obtenu (Ap 9, 21) : la conversion des nations.

 

Le chapitre 12 explicite davantage ce plan de Dieu : les martyrs sont les « autres fils » de la Femme revêtue de soleil (Ap 12, 17), leur combat contre le dragon sera limité dans le temps, le soleil du ressuscité (Ap 12, 1) est le présage de leur victoire.

 

Une communion au Christ.

A une époque assez proche de l’Apocalypse, Ignace d’Antioche dit que le chrétien, par son martyre, « obtiendra Dieu »[6] il trouvera Jésus Christ[7]. Et Polycarpe, par son martyre « entra en communion avec le Christ »[8], et par le Christ, avec le Père.

A cause de cette communion particulière au Christ, les récits des martyrs ont une tonalité liturgique, ils sont utilisés pour célébrer les jours d’anniversaires de leur mort.

 

Les martyrs et la mémoire de Marie contre les hérésies (gnostiques).

Les hérésies ruinent la signification du martyre. Si, comme l’imagineront les gnostiques (et plus tard l’islam), Jésus n’a pas vraiment souffert (son corps était spirituel, ou apparent etc.), alors la souffrance et la mort des martyrs n’a pas de sens.

En effet, c’est seulement si Jésus a souffert et s’il est mort comme nous que notre mort peut imiter la sienne[9].

Ignace d’Antioche (martyr vers l’an 107), Justin de Rome (martyr vers l’an 165), Tertullien, Hippolyte de Rome (martyr en l’an 235), saint Irénée, et tous les pères de l’Eglise insistent sur la réalité de l’humanité de Jésus : il est vraiment né, il a vraiment souffert, et la souffrance des martyrs a donc un sens car elle imite celle de Jésus. La Passion réelle de Jésus est rédemptrice. Les martyrs entrent en communion avec le Christ dans sa Passion rédemptrice.

La règle de la foi est donc intimement liée à la mémoire de Marie, gardienne de l’humanité réelle de Jésus.

 


[1] Martyre de Polycarpe 18, 3

[2] Martyre de Polycarpe 18, 3

[3] Larry W. Hurtado, Le Seigneur Jésus Christ, La dévotion envers Jésus aux premiers temps du christianisme. Cerf, Paris 2009, p. 651

 

[4] Jonas 3, 4-10 ; Mt 11, 21 ; Lc 10, 13.

 

[5] Richard Bauckham, La théologie de l’Apocalypse, Cerf, Paris 2006, p.104.

 

[6] Ignace d’Antioche, Smyrn.11, 1 ; Rom. 1, 2

 

[7] Ignace d’Antioche, Rom. 5, 3

 

[8] Martyre de Polycarpe 6, 2

 

[9] Cf. Larry W. Hurtado, Ibid., p. 650

 


Françoise Breynaert

 

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