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Panorama de la vie de Marie
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La Croix qui sépare et unit

Or on peut noter, dans les lettres de saint Paul, une opposition apparente : la croix sépare et unit.

 

La croix sépare

La croix sépare en effet ce qui vient de l'Esprit de ce qui vient de la chair (cf. Ga 5,24), ce qui relève de la foi de ce qui relève de la loi (cf. Ga 5,11), ce qui sépare l'homme nouveau du vieil homme (cf. Rm 6,6), les croyants des non-croyants, le chrétien du juif et du Grec (cf. 1 Co 1,18 ss) et le chrétien lui-même du monde : « La croix... qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde » dit l'Apôtre (Ga 6,14).

 

La croix unit

Dans un autre groupe de lettres qui appartiennent à la seconde période de l'activité de l'Apôtre, ou pour certains à quelque disciple ou imitateur de Paul, la croix est, au contraire, ce qui unit, ce qui renverse les murs de séparation, réconcilie les hommes entre eux et avec Dieu :

« Or voici qu'à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ. Car c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en sa personne il a tué la Haine. Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches : par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père. » (Eph 2,13-18)

 

D'un coté la croix sépare, de l'autre elle unit. Elle dépasse toutes les différences, pour en révéler le caractère relatif et secondaire, face à la différence nouvelle et radicale qui distingue les amis des « ennemis de la croix du Christ » (cf. Ph 3,18).

 

La croix sépare et divise : elle est l'instrument utilisé par Dieu pour émonder les sarments de la grande vigne qu'est le corps du Christ afin qu'elle porte beaucoup de fruits.

 

La croix est aussi et surtout ce qui unit.

 

Elle nous unit d'abord entre nous. Elle nous rend compréhensifs et solidaires. Celui qui souffre commence souvent à sortir de son égoïsme, à percevoir les besoins des autres ; il n'est plus imperméable à la compassion.

 

La croix nous unit surtout à Dieu. Ce dernier point est illustré de manière très suggestive par saint Bonaventure dans son itinéraire de l'âme à Dieu. I

l veut tracer un chemin d'élévation de l'âme vers Dieu et y compte sept degrés.

Dans le premier, l'âme s'approche de Dieu par sa présence laissée dans l'univers ; dans le deuxième, par ses empreintes dans le monde visible ; dans le troisième, par son image imprimée dans les puissances naturelles de l'homme ; dans le quatrième, par son image restaurée dans l'homme par la grâce ; dans le cinquième, par la contemplation de l'unité de Dieu ; dans le sixième par la contemplation de la Trinité de Dieu.

Reste le septième degré. Où se réalisera, pour saint Bonaventure, la rencontre effective de l'homme avec Dieu ? À ce moment, le saint ramène son lecteur sur terre, le conduit sur le Calvaire, lui montre la croix en disant : voici le chemin, voici le moyen, voici le lieu.

« Celui donc qui fixe les yeux sur Jésus Christ suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, avec dévotion, admiration et enthousiasme, avec vénération, louange et jubilation, celui-là fait la Pâque avec lui, c'est-à-dire le passage : grâce à l'arbre de la croix, il passe la mer Rouge, il sort d'Égypte pour entrer dans le désert ; là il goûte une manne cachée.» [1]

Cette manière de parler de la croix remonte à la plus haute Antiquité chrétienne.

« Cet arbre est aliment pour ma faim, [...] Cet arbre est ma sauvegarde quand je crains Dieu, mon appui quand je vacille, ma récompense quand je combats, mon trophée quand je triomphe. Cet arbre est pour moi le sentier étroit et la voie resserrée ; c'est l'échelle de Jacob, c'est le chemin des anges au sommet duquel le Seigneur est réellement appuyé. » [2]

 


[1] Bonaventure, Itinéraire de l'âme vers Dieu VII, 1-2 (éd. Quaracchi, 1938, pp. 344 ss)

[2] Ancienne homélie pascale 51 (Sources chrétiennes 27, p. 177)

 

Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison Pontificale.

Extrait de : Raniero CANTALAMESSA, Marie miroir pour l'Eglise,

éd saint Augustin 2002, p.154-159

 

 

 

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