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Marie dans le Judaïsme, l'Islam et les autres religions
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Une présence ni juive ni chrétienne dans l’Arabie pré-islamique

On sait qu'étaient connus les quatre évangiles dans l'entourage proche de la Mecque, on le sait notamment par Origène et par Agapito di Manbij dans son livre Kitab al-'unwan, rédigé en arabe[1]. Le caractère non-chrétien de l'islam ne provient donc pas d'une ignorance ou d'une mauvaise compréhension, mais d'une influence non-chrétienne.

E-M Gallez explique en effet que l'Arabie pré-islamique comportait une présence « ni juive ni chrétienne », notamment à « Yatrib » qui sera ensuite renommé « Médine ».

 

Ce qualificatif « ni juif, ni chrétien » était utilisé par saint Jérôme pour désigner ceux qu'il appelle « Ebionites » ou « Nazaréens ».[2]

La doctrine de ces Ebionites, ou Nazaréens, se retrouve dans des écrits post-chrétiens « intertestamentaires », dont un bon nombre a été retrouvé à Qumrân.

 

La proximité de Mahomet avec la mouvance ébionite-nazaréenne est très probable :

- il avait épousé Khadija, cousine du « prêtre nazaréen » nommé Waraqa[3] ;

- les incursions de Mahomet puis de 'Umar à Jérusalem à Jérusalem (de 629 à 638) dans une vision universaliste - Sophrone (550-639), patriarche de Jérusalem, dit à ce sujet : « ils se vantent de conquérir le monde entier »[4], est typique du post-christianisme ébionite

 

- La doctrine des « Ebionites » ou « Nazaréens » n'est pas juive, notamment, ces écrits considèrent que les autorités juives ont commis un grave péché en accusant le Christ d'être magicien, tandis que le Coran accusera les Juifs d'avoir « recouvert » les prophéties qui l'avaient annoncé.

Le souhait de reconstruire le Temple se retrouve dans le judaïsme[5];  et de même que l'apocalyptique guerrière[6]; mais le judaïsme a une vision nationaliste qui limite le salut aux seuls Juifs[7] ; ce qui contraste avec la vision universaliste, héritée du christianisme, des Ebionites (et de l'islam naissant).

 

- La doctrine des « Ebionites » ou « Nazaréens » n'est pas non plus chrétienne, ces écrits ne nomment pas Jésus (Ieshoua) dont le nom signifie « Il sauve », car ils considèrent qu'il n'a pas accompli le salut ; né de la vierge Marie, il n'est cependant pas réellement mort. Il s'est relevé d'entre ceux qui dorment avant de revenir pour une seconde venue où il règnera sur le monde (avant de mourir cette fois pour de bon.) Il n'est pas Dieu, mais il a été investi par Dieu. Autant d'éléments qui se retrouvent dans le Coran.

 

La doctrine des « Ebionites » ou « Nazaréens », tout comme la doctrine de Mahomet, est guerrière. Le combat entre le bien et le mal ne se joue pas à l'intérieur de chacun (comme s'est le cas dans la doctrine chrétienne) mais par l'extermination des mauvais par les fils de la lumière (ce qui diffère totalement des Evangiles et de l'Apocalypse de Jean).

Elle a donné lieu a des insurrections pour reconquérir Jérusalem et rebâtir le temple (afin que le Messie revienne). C'est de Yatrib que Mahomet mena une campagne de « reconquête »[8] de la Palestine en l'an 629-630 - il fut alors battu par les Byzantins. Mais son successeur, 'Umar, entra à Jérusalem en 637-638 ; le temple fut momentanément reconstruit[9]. Mais, comme chacun sait, le « Messie » n'est pas revenu !

 

Le passage du proto-islam à l'islam.

Déçu, le mouvement proto-musulman se scinda de ses origines ébionites-nazaréennes.

Par la suite, le dogme musulman présentant l'islam comme une « troisième révélation » et effaça ses sources judéo-nazaréennes.

 

Sur les bases de ceux que saint Jérôme appelait « ni Juifs, ni chrétiens », la profession de foi musulmane s'élabora progressivement en opposition avec les Juifs qui n'ont pas reconnu le messie (le prophète Muhammad rappelle donc que Issa est le messie) et en opposition avec les chrétiens (parce qu'ils voient en Issa Jésus, celui qui sauve).

Ajoutons qu'au 8° siècle, Juifs et chrétiens s'opposaient aussi entre eux (surtout dans l'opposition entre l'empire romain devenu chrétien et l'empire perse où les Juifs étaient très nombreux et bien organisés).

La référence du Coran à Abraham, référence commune à tous, est un habile moyen de montrer sa supériorité dans le dépassement des antagonismes.

 


[1] Cfr. B.Pirrone "I testi evangelici nell'ambiente di Muhammad" in Corano e Bibbia, atti del Convegno Internazionale, a cura di R. Tottoli, Napoli 24-26 ottobre 1997, p. 136 e nota 6.

[2] Saint Jérôme, Lettre 112, 13. (C'est une lettre adressée à saint Augustin et datée de datée de l'an 404.

[3] Uri RUBIN, The Eye of the Beholder : The Life of Muhammad as Viewed by the Early Muslims, Princeton, Darwin Press, 1995, p. 106-107

[4] Sophrone de Jérusalem (550-639), sermon sur la Théophanie (ou sur le saint baptême) 13 - 167,2.

[5] Talmud de Jérusalem, 12° des dix-huit bénédictions, Traité Berakhot 5, 4

[6] Par exemple le Targum Jonathan sur Gn 49, 10-11 vers l'an 300

[7] Ce rétrécissement vaut aux Juifs les reproches de Jésus : Lc 4, 27-28 ; Mt 21, 12-13)

[8] « Reconquête » parce que dans leur doctrine, la Terre appartient aux justes et les justes, ce sont eux. Bien avant de s'appeler « musulmans », ils s'appellent « muhajirûn », dont la racine « hjr » signifie « émigration », et donnera en français « hégire ».

[9] On lit dans une « apocalypse » apocryphe cette prophétie ex eventu : « Le deuxième roi qui se lève en Ismaêl [c'est-à-dire 'Umar] réparera les brèches du Temple » (Secrets de Rabbi Simon ben Yohay). On lit aussi dans le Coran : « Alors, Abraham relèvera les assises de la Maison avec Ismaël » (Coran 2, 127).


Françoise Breynaert

à partir de Edouard-Marie Gallez, Le messie et son prophète, Editions de Paris 2012

 

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